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Rencontre avec un créateur de musique : Murray Foster

02.17.17

Au cours des 30 dernières années, Murray Foster a joué avec certains des groupes les plus populaires du Canada, dont Great Big Sea et Moxy Früvous. Ses tournées l’ont mené aux quatre coins de la planète, un de ses albums a été certifié platine, et on le voit encore partout sur la scène musicale comme musicien pour plusieurs groupes. Quand il n’est pas sur scène, il est dans une salle à classe à transmettre son savoir musical à la prochaine génération de jeunes créateurs de musique canadiens; il enseigne au Collège Seneca et est le fondateur de la Toronto Songwriting School. Il est aussi un membre actif du Toronto Music Advisory Council.

Il est donc la personne idéale pour répondre à nos questions sur les réalités changeantes de l’industrie musicale, les nombreux défis que les créateurs de musique doivent relever au 21e siècle, et l’importance de recevoir une rémunération équitable pour leur travail.

 

En quoi l’industrie musicale actuelle est-elle différente d’à vos débuts?

Dans les années 1990, avant l’arrivée de Napster, c’était un modèle plus traditionnel : la vente de CD et les spectacles représentaient la majeure partie des revenus d’un musicien. Depuis les années 1990, les ventes de CD ont chuté, alors que les nouveaux moyens d’écouter de la musique, comme la diffusion en continu, ont commencé à prendre une place plus importante. Toutefois, comme le Canada verse les redevances les plus faibles au monde pour la diffusion en continu, les musiciens font des pieds et des mains pour trouver de nouvelles sources de revenus afin de gagner leur vie.

En raison de la crise économique qui touche l’industrie, la plupart des musiciens indépendants occupent un autre emploi, car ils ne peuvent vivre de leur art. Seuls les groupes qui font des tournées nationales survivent, mais au jour le jour.

 

Que peut-on faire?

Je crois que les redevances canadiennes pour la diffusion de musique en continu doivent être renégociées. J’ai très bon espoir que l’annonce de la ministre du Patrimoine d’un examen complet des industries culturelles du Canada, y compris les politiques et les entités administratives qui les régissent, donnera de bons résultats. La ministre souhaite que les industries culturelles soient en mesure de prospérer en cette ère du numérique et je crois que c’est la meilleure nouvelle que nous, les musiciens, avons entendue depuis longtemps.

 

Selon vous, quelle est la valeur de la musique?

Il y a de la musique dans la majorité des endroits où nous allons; s’il n’y en avait pas, votre expérience serait beaucoup moins plaisante. La musique peut créer une ambiance et embellir un moment. Malheureusement, nous prenons rarement le temps de voir ce que la musique apporte dans nos vies, alors nous la tenons pour acquise.

Du temps, des ressources et des efforts sont les trois ingrédients qui créent la musique. L’enregistrement d’un album, même en minimisant les coûts, vous coûtera au moins entre 5000 et 15 000 dollars. En plus du talent et du processus de création, il faut gérer le projet et assumer les coûts de la production, de la distribution et de la commercialisation. Les musiciens sont entrepreneurs et nous devons les considérer comme tels.

En tant que société, nous devons reconnaître la valeur de la musique et être prêts à payer un juste prix pour l’utiliser, comme nous le faisons chaque jour pour toutes sortes d’autres produits et services. Un moyen de nous assurer que les musiciens gagnent leur vie est d’encourager les entreprises qui utilisent la musique à s’informer sur les redevances et les droits de licence qu’ils sont tenus de payer en vertu de la loi pour utiliser de la musique.

 

Si vous êtes un créateur de musique, vous méritez une rémunération juste pour votre travail. Apprenez-en plus et consultez notre base de données dès aujourd’hui.

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